La parcelle est une prairie située au nord du hameau de Bassins, au pied du Jura. Elle est caractérisée par une forte pente orientée au Sud. Au premier plan, une lisière forestière ne permet à la vue de se dégager sur la Côte lémanique qu’à partir du premier niveau. L’organisation de la maison se développe donc verticalement selon une logique liée aux fonctions :
La maison apparaît comme une construction presque rudimentaire, monolithique, émergeant au milieu de la prairie avec une intervention minimale sur cette dernière. Dans ce sens, elle s’inspire des “fenils” ou d’autres constructions vernaculaires propre à ces paysages agricoles.
Cette simplicité apparente s’explique par une utilisation des ouvertures qui ne renseigne pas sur l’espace intérieur. Les fenêtres sont en effet toutes de la même taille, qu’elles éclairent un modeste local, une chambre ou une pièce de séjour. Leur disposition, vue de l’extérieur, semble aléatoire et ce n’est que depuis l’intérieur de la maison que l’on saisi la précision de leur emplacement. Cette absence d’échelle domestique conduit au sentiment d’observer un objet abstrait. Cette abstraction est renforcée par une recherche de détails minimalistes : absence d’avant-toit, descentes d’eau dissimulées, embrasures peintes, etc.
La construction est en béton armé isolée périphériquement. Le bardage est constitué de lames de mélèze non traitées. Le traitement des surfaces intérieures accentue la sobriété du projet : les murs sont plâtrés et peints en blanc ivoire. Les sols sont en bois et les plafonds en béton brut de décoffrage.